Fut un temps, ça virait au pire, en effet. De toute façon, je ne pouvais plus contrôler mon corps et il fallait attendre que cela passe. La seule chose que je pouvais réussir à faire à la limite c'était de fermer les yeux pour ne plus rien voir et, s'il y avait un mur, essayer de m'y adosser (je dis bien essayer si je n'était pas écroulée par terre). Si je n'était pas seule, et si on essayait de me parler pour me calmer, il fallait me parler de tout et de n'importe quoi, d'autres choses qui n'avaient aucun rapport car si on me remuait le couteau dans la plaie en disant :
"Mais pourquoi es-tu comme ça?"
"As-tu des problèmes dans ta vie?"
Et pleins de questions déprimantes....
Dans ce cas-là, mon état empirait, je ne me calmais pas. Et combien de fois l'infirmière du lycée se montrait maladroite et agressive avec moi..... Je la haissait qu'aussi bien que je ne voulait jamais aller à l'infirmerie lorsque j'était malade. Elle disait souvent que c'était des caprices et ça m'enrageait car je voyais qu'elle ne comprenait pas à quel point je ne pouvais pas me contrôler à ces moments-là.
Bref, aujourd'hui il m'arrive d'en faire encore quelques fois la nuit mais le jour beaucoup moins et je pense que c'est parce que mon cher et tendre est toujours là pour me relever en cas de chute.
