Bonjour , bonjour^^
Bon , cela fait longtemps que je n'ai pas posté de textes alors j'ai décidé de me rattraper en postant la première nouvelle que j'ai réussit à achever (elle date du mois d'août c'est donc très récent) en conservant la même qualité du début à la fin (qualité médiocre , les parties sont mal enchaînés , les dialogues trop simplistes , beaucoup de fautes d'orthographes que je n'arrive pas entièrement à corriger étant donné mon piètre niveau dans ce domaine et même l'histoire est mal raconté sans parlé du scénario et des personnages trop "clichés").
Si il y a autant de défaut vous êtes en droit de vous demander les raisons de la publication de cette nouvelle.
Et bien tout simplement parce que j'en suis quand même fier et que j'ai réussit à l'écrire sur le tas en deux jours de pluie ^^
Bon , sans plus tarder , voila la nouvelle en question:
LUCIA MON AMOUR
1-Dans une petite chambre obscur au sol maculé de sang.
« Lucia , pardonne moi »
La lame du couteau de chasse qu’Ezekiel avait dérobé à son père s’encastra petit à petit dans la chair de son poignet gauche avant de trancher ses veines bleutés laissant un liquide vermeil s’écouler sur le sol miteux de sa petite chambre qu’il considérait comme son caveau , son antre où il pouvait laisser éclater toute la rage qu’il s’efforçait en permanence de refouler.
Une immense tâche rougeoyante macula le sol nu. Cela ressemblait à du vin.
Ezekiel tomba à genoux avant de s’écrouler , son visage blafard baignant dans la petite marre de sang qui venait de se former.
Ses yeux verts à demis clos contemplèrent pendant ce qu’Ezekiel interpréta comme une éternité , ou du moins quelque chose qui s’en rapprochait , le terne reflet du soleil couchant dans les sombres eaux de sa vie fuyante , pareilles aux grains de sable qui s’écoulent d’un sablier fissuré de parts en parts.
Du vin , cela ressemblait vraiment à du vin. Il se souvenait de l’odeur du vin, cette odeur qui émanait de la bouche de son père quand celui-ci rentrait ivre et qui , pour une quelconque raison (si raison il y avait) le frappait avec toute la force que la haine confère durant une longue descente aux enfers de plus de seize ans.
Ezekiel avait envie de goûter à ce vin , juste une fois avant de « crever comme un chien ».
Sa langue sortit doucement de sa bouche passant entre ses dents blanches et ses deux fines lèvres rosés tel un serpent se rapprochant silencieusement de sa proie de peur qu’elle ne lui échappe.
Enfin , il effleura du bout de sa langue le liquide couleur rubis et commença à le lécher lentement puis , pareil à un chat devant un bol de lait , il en ingéra toute la quantité qui s’était répandu sur le parquet de sa chambre.
Lorsqu’il eu finit d’absorber son sang , « une bonne bouteille de Bordeaux » , il se releva tel un félin et la plaie sur son poignet se referma ne laissant aucune cicatrice apparente sur sa peau blanchâtre.
Il se dirigea ensuite vers la salle de bain adjacente à sa chambre et , dans le morceau de verre rectangulaire qui lui faisait office de miroir , observa longuement son reflet.
Ses cheveux noirs de jais en bataille dégageaient son large front sur lequel perlaient de fines gouttes de sueur.
Ses grands yeux verts , deux yeux de chat , fixaient leur propre expression terrifié.
Ezekiel tâta son corps et le reste de son visage de la paume de ses deux mains.
Physiquement , il était toujours le même grand et beau jeune homme tourmenté qui brûlait d’un amour incommensurable pour sa bien aimée Lucia mais il sentait qu’au fond de lui-même quelque chose avait changé , un infime fragment de sa personnalité qu’il ne pouvait réellement percevoir.
Une bactérie ou un virus infestant son organisme et contre lesquels il n’arriverait pas à se défendre.
2-M’aime tu encore?
Paris enveloppée par un ciel nocturne dénué d’étoiles n’était plus qu’une ville fantôme en cette nuit de Février.
Les réverbères , recouverts d’une fine pellicule de neige fraîchement tombée ne produisaient qu’une faible lueur orangée à peine suffisante pour éclairer un petit cercle d’un ou deux mètres de diamètre.
La pénombre , épais manteau de fourrure , recouvrait la moitié de la ville.
Une frêle silhouette se dégageait pourtant de cette obscurité dévorante.
Une jeune fille aux longs cheveux noirs et lisses parcourus de mèches roses attendait , assise sur un banc public , ses yeux en amande ratissant la moindre parcelle de rue éclairé dans l’espoir d’y apercevoir quelqu’un.
Vers une heure et demi du matin , un jeune homme aux yeux verts , pareils à ceux d’un chat , sortit de l’ombre sans un bruit et murmura , arrivé à la hauteur de la nuque de la jeune fille :
« Bonsoir , mon ange. »
Elle sursauta.
« Ezekiel! Tu m’a fait peur! »
Les deux amants s’embrassèrent brièvement.
« Pourquoi m’as-tu fait venir ici ce soir? »Interrogea la jeune fille.
Ezekiel tarda à répondre , les deux jeunes gens se dévisagèrent à tour de rôle.
« Lucia , je t’ai fait venir ici car je devais absolument te montrer quelque chose.»
Ezekiel hésita un bref instant avant de continuer.
« Mon amour , il y a quelques heures je me suis suicidé. »
Lucia jeta un regard incrédule à son amant essayant de déceler en lui un sourire furtif ou une manie imperceptible qui aurait pût trahir une plaisanterie de sa part.
Finalement , comprenant qu’il était aussi sérieux qu’un homme d’église lisant son sermon , elle baissa ses yeux bleus nuits pour qu’il ne puisse y distinguer la peur qui commençait à y naître.
« Ne baisse pas tes jolis yeux mon ange. Je t’aime , c’est juste que je n’arrivait plus à vivre et à supporter ma souffrance quotidienne. C’est pour cela qu’il y a quelques heures , je me suis tranché les veines. »
Était il devenu fou? Lucia éprouvait de plus en plus de difficultés à contenir sa peur. Ezekiel le ressentait et lui adressa un regard qui se voulait rassurant avant de reprendre.
« Je me suis tranché les veines et mon sang s‘est mis à couler sur le sol. Tu aurais dût le voir , cela ressemblait vraiment à du vin , du vin rouge sombre , ce vin qui donne soif rien qu‘à l‘observer.
Par dépit sans doute , et peut être parce qu‘à ce moment là je n‘étais plus tout à fait maître de moi-même , je m‘en suis enivré et lorsque le liquide circula non plus dans mes veines mais bel et bien dans ma trachée et mon estomac , j’ai repris vie , ou quelque chose de similaire»
Devant sa cher et tendre Lucia , apeurée, Ezekiel sortit un couteau de la poche de son blouson et en planta la lame étincelante dans son torse. Le sang n’eu pas le temps de couler , la blessure se résorba aussitôt.
Lucia aurait aimé crier mais elle en était incapable. Elle resta immobile , paralysé par l‘angoisse pernicieuse qui s‘emparait furtivement d‘elle.
Après un long silence aussi froid qu’une nuit d’hiver , elle s’adressa à Ezekiel d’une voix tremblante.
« Mon cœur , qu’est tu devenu? »
A son tour , Ezekiel demeura muet.
« Je ne veux pas le savoir » semblait répondre à sa place son visage de cire.
Des larmes roulèrent sur les joues froides et lisses de Lucia.
« M’aime tu encore , Ezekiel? » Prononça elle , rongée par la tristesse.
« Je n’ai jamais cesser de t’aimer mon ange. »
La réponse d’Ezekiel la rassura et elle esquissa un tendre sourire à son adresse. Il la prit alors dans ses bras.
Lucia , pour la première fois de sa vie , se sentit réellement en sécurité , la tête posé contre le cœur de son amant. Elle savait que tant qu’il était à ses côtés le monde tout entier n’avait plus aucune importance.
Sa confiance et son amour envers Ezekiel ne souffraient d’aucunes failles.
Les yeux encore humides , elle fixa son sourire , un vrai sourire , le premier depuis bien longtemps (peut être même depuis qu’elle le connaissait.)
Il était encore plus beau qu’à son habitude , non pas que son visage s’en retrouvait changé , il s’agissait juste de son âme , et plus encore , de son cœur qui , à cet instant , pouvaient se voir presque par transparence dans son sourire.
Lucia , quant à elle , rayonnait de cette fascinante beauté qu’ont les femmes après avoir pleurer toutes les larmes de leur corps. Tout en elle vibrait d’émotion et d’envie , cette délicieuse et irrépressible envie d’embrasser Ezekiel , de ne jamais plus le laisser partir et de s’imprégner de la douce chaleur que produisait son corps pourtant si froid.
Ils restèrent dans les bras l’un de l’autre pendant plus d’un quart d’heure , comme hypnotisés par leur aura mutuelle , puis Ezekiel susurra à l’oreille de Lucia :
« Allez viens mon ange , je t’emmène décrocher la lune. »
Il souriait toujours quand il prononça cette phrase.
Lucia se décida à l’embrasser. Leurs lèvres entrèrent en contact comme dans un rêve. Elle avait l’impression d’avoir quitter le sol et de flotter dans les airs.
Ce n’est que quand elle vit les toits enneigés des immeubles de Paris s’éloigner qu’elle compris que ce n’était pas qu’une simple impression.
Émerveillé et légèrement effrayé , elle laissa échapper un rire exprimant l’intensité du bonheur qu’elle éprouvait en compagnie de son adoré.
« Il n’y a que toi pour m’emmener vraiment décrocher la lune
- Je vais faire bien plus que t’emmener décrocher la lune. »
Il la pris par la main.
« Que dirais tu de danser sous le regard envieux des anges? »
Surprise , Lucia rétorqua:
« Danser? Mais il n’y a pas de musique!
-Les battements de nos deux cœurs et le vent qui souffle en cette nuit si splendide nous servirons d’orchestre mon ange. »
Enlacés l’un contre l’autre , ils dansèrent jusqu’à l’épuisement.
3-Affamé , le chat et la souris.
Quatre heures du matin , le jour allait bientôt se lever et Lucia était rentrée chez elle depuis bientôt une heure.
Ezekiel errait à travers les rues de Paris qui , sortant de leurs état d’hibernation , commençaient à s’animer.
Durant de longues minutes , il s’arrêta afin de contempler un chat de gouttière qui venait d’apercevoir une souris sortant d’une bouche d’égout. Le félin s’approcha lentement de la souris , ses yeux verts sombres comme hypnotisés par les mouvements rapides de la queue du rongeur.
Arrivé à quelque centimètres d’elle , il lui bondit dessus et s’en saisit. Le sang de la malheureuse s’écoula à petits flots sur le trottoir.
Ce spectacle macabre plaisait à Ezekiel , il lui trouvait une certaine ressemblance avec une pièce d’amour courtois. La princesse , frêle et innocente jeune fille , impuissante face à l’horrible dragon. En temps normal , la princesse aurait dût être secourue par un beau prince mais la réalité réserve parfois des surprises au goût douteux.
Une prostitué sortit d’un magasin dont l’enseigne en néons rose indiquait « SEX SHOP » arrachant Ezekiel à sa rêverie.
Dés qu’il la vit , il eu la vision de la souris qui , quelques minutes auparavant , ne se serait pas douter de la présence de son plus terrible prédateur.
Cette fois , il n’étais plus qu’un simple spectateur , il avait faim , terriblement faim. Il s’identifia à ce chat de gouttière aux premiers abords inoffensif et qui s’avéra être un monstre sanguinaire. Guidé par la faim qui lui tenaillait les entrailles , il se jeta violemment sur la prostitué , « mignonne petite souris » , en la plaquant contre le sol humide.
Il pouvait entendre le sang circuler dans les veines de sa proie à mesure que battait son cœur.
Il aurait pût la violer , elle était vraiment belle et son corps bien proportionné aurait donner envie à n’importe quel homme , mais Ezekiel avait il encore quelque chose d’humain?
La prostitué se débattit , hurla , le suppliant de la laisser partir , en vain.
Des milliers de pensées se bousculèrent dans l’esprit de son agresseur.
De la viande , pour lui , elle n’était que de la viande fraîche à l’intérieur de laquelle circulait un liquide chaud et délicieux. « Du Bordeaux , une bonne bouteille de Bordeaux » pensa il.
Ezekiel planta ses crocs dans la nuque de la jeune femme qui gémit sur le trottoir , parcourue de spasmes nerveux.
Le sang gicla à l’intérieur de la bouche du jeune homme devenu bête.
« Du Bordeaux , cela avait vraiment le goût d’une bonne bouteille de Bordeaux. »
4-Peut être y reviendrait il un jour?
Ezekiel se tenait debout sur le toit d’un des vieux immeubles de la capital.
Il observait le pâle soleil hivernale répandre ses premiers rayons laiteux sur les rues déjà remplies de passants , « du bétail » hurla à son cerveau une partie de lui-même.
Il se souvenait de la nuit précédente , il n’arrivait pas à chasser de son esprit l’image et les cris de la prostitué qu’il avait vidé de son sang « comme il aurait vidé une bonne bouteille de Bordeaux ».
Il ne parvenait pas non plus à chasser le plaisir et le soulagement que lui procurait l’ingestion de sang frais.
Il le savait , il était devenu une bête , un animal dont les instincts les plus primitifs fracassaient les barrières de la raison.
Voila comment le monde le percevait désormais.
Il regrettait d’avoir goûter à son propre fluide vitale, il le regrettait mais il sentait qu’il ne pouvais rien y changer.
Le souvenir des yeux bleus nuit de Lucia le foudroya comme un éclair.
Il aurait aimer y perdre une dernière fois son regard et poser ses lèvres sur celle de son ange.
Il l’aimait plus que tout au monde. L’aimerait il plus que le sang? Une réponse négative s’imposa à lui.
Qu’allait il faire maintenant? Tuer , encore et encore dans le seul but d’assouvir ses pulsions les plus bestiales? Que se passerait il si il cessait de boire du sang? Y arriverait il seulement? Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux de chats.
Tel de fines gouttelettes de pluie , elle s’écrasèrent sur le sol , à quelques centaines de mètres au dessous.
Il ne restait qu’une seule alternative à Ezekiel , une unique et terrible alternative: Il devait partir , quitter Lucia et quitter Paris sans se retourner. Peut être y reviendrait il un jour? Il espérait que ce jour n’arriverait pas avant la mort de Lucia. Il espérait aussi qu’elle l’oublierait et qu’elle vivrait heureuse le restant de son existence.
Il espérait , lui pour qui l’espoir n’avait jamais rien représenter.
Un vent froid le fit frissonner. Il s’envola alors vers l’horizon , cet horizon rouge sombre qui s’offrait à lui comme une évidence… ou comme une bonne bouteille de Bordeaux.
FIN