le temps s'était arrêté. mais avant cela, silja préparait des affiches pour une manifestation, autour d'une bouteille de vin. puis avec maya, elles quittèrent les autres filles et descendirent les marches en chantant et en se tenant joyeusement par la main. direction le centre-ville, direction le babylon. surpeuplé, enfumé, sourd babylon du samedi soir. il était là, avec la bande. il paya une tournée de tequilas, et une autre. il se tenait au bar, entre silja et maya, leurs têtes s'effleuraient, à un moment ses lèvres attrapèrent l'oreille de maya. elle se déroba. elle n'avait des yeux que pour franco, le jeune patron qui faisait son dj sur bowie et les pixies. il ne pouvait voir à quel point silja désirât qu'il se soit approché de son oreille à elle. il ne se rendit pas compte jusqu'à ce que, soudain, il ne reçut un baiser sur la joue, puis un autre, sur les lèvres. jamais il n'aurait pensé que
silja ferait ça. silja non plus, ne l'aurait jamais imaginé. voilà qu'ils s'embrassaient comme des aimants, isl fusionnaient dans un rythme parfait, ils se chrechaient, ils se trouvaient. il voulut mettre la langue. elle ne laissa pas. ils s'arrêtaient. un regard. une gorgée de vodka. un autre baiser sur sa joue, rapide et passioné. voilà que les lèvres recommençaient leur tango, leur jeu enflammé, pendant que franco est maya montaient à l'étage. le bar était fermé. il n'y avait plusqu'eux. un regard. pas un mot. un baiser, un autre, un autre. il veut palper son sein. elle le tape sur la poitrine du plat de la main. il s'arrête. un regard. elle empoigne son menton, l'attire vers sa bouche, l'embrasse. il serre sa nuque, la musique des baisers continue. elle le repousse. un regard. une gorgée. il se lève, s'assied au bar. fume. elle s'approche. leur lèvres se rejoignent. leurs têtes restent appuyées l'une contre l'autre, longuement, hors du temps, devenant un.
ils marchent, dehors, il fait jour. ils volent. chez elle. ils se déshabillent, s'aiment, se consument de passion. ils s'endorment, la main de silja sous son coeur. elle se réveille. il est midi. il n'est pas là. ses vêtements sont là. elle titube, encore amoureuse de cette nuit. il n'est pas dans la salle de bains. ni dans la cuisine. ses chaussures sont là. sa sueur est là. elle ne le verra plus jamais. souvent, parfois, quand la drogue et l'alcool l'emènent, elle se demandera de quoi était-il la promesse. comment il a pu se produire une chose pareille. et que se serait-il passé ensuite.
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j'aimerais avoir un dirigeable...