Au-delà de la définition donnée par wikipédia :
"L'écologie, du grec οίκος : "oikos" (maison) ; et λόγος : "logos" (discours, sciences, connaissance), est l'étude scientifique des interactions qui déterminent la distribution et l'abondance des organismes vivants. Ainsi, l'écologie est une science biologique qui étudie deux grands ensembles : celui des êtres vivants (biocénose) et le milieu physique (biotope), le tout formant l'écosystème (mot inventé par Tansley). L'écologie étudie les flux d'énergie et de matières (réseaux trophiques) circulant dans un écosystème. L'écosystème désigne une communauté biotique et son environnement abiotique[1].
Le terme « écologie » fut inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel."le terme d'écologie me semble être maintenant très liédans les esprits à celui du
développement durable :
"un mode de développement appliqué à la croissance et reconsidéré à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux de la planète. Il s'agit, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland[1] :
« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Il s’agit, en s’appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage[2], principe de précaution, débat[3], innovation[4], …) d’affirmer une approche double :
* Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
* Dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre."***
Et de rebondir dessus par un extrait de conférence percutant et déviant du discours commun, conférence donnée par Frédéric Denhez, journaliste et auteur scientifique (
Présentation de Frédéric Denhez) - (mes excuses pour le ton haché, le support papier étant rédigé sous cette forme) :
"Pas de problème de nature mais de société !- Climat déréglé, ressources naturelles plus rares, énergie plus chère, environnement pollué, pêche menacée, paysages uniformisés, espèces en danger, etc. : la machine Terre est déréglée, depuis très peu de temps, une cinquantaine d'années tout au plus
- En bref, la Terre s'étrécit, elle nous apparaît (enfin ?) pour ce qu'elle est vraiment, finie.
- La Terre n'est cependant pas à bout de souffle, car elle nous survivra
- Mais le mode de développement humain qui a abouti à cette situation, singulièrement celui des nations riches, si : ce n'est pas la consommation ni le capitalisme qui est responsable, mais la surconsommation et la logique d'accumulation à court terme qui sont en cause (1980 : Hayek et Friedman)
- Le problème est donc à l'origine avant tout sociétal, social, économique, politique... Nous vivons avec une vision d'infini sur une Terre finie
- D'autant que le problème est aussi sociétal pour ses conséquences : c'est la société humaine qui, dans son ensemble, est remise en cause dans ses fondements par une Terre qui rétrécit
- En ne le présentant, en France, que sous son aspect naturaliste (animaux, climat, etc.), on a donc fait fausse roue : l'écologie n'est pas une science naturelle, mais humaine, les problèmes environnementaux ne sont pas que des problèmes d'espèce et de taux de pollution, notions incompréhensibles."
Pourquoi un tel retard de la France ?- Comprendre les problèmes d'environnement, et envisager les solutions pour les résoudre, nécessite d'accorder foi à la présomption, de puiser à toutes les disciplines de la connaissance (l'écologie est le point de rencontre de toutes les sciences, comme le cinéma est celui des arts), de penser large - dans l'espace, et loin - dans le temps.
- Or, en France, nous cumulons les handicaps, en particulier par rapport aux pays de culture anglo-saxonne (US, GB, Europe du Nord, Allemagne, Danemark...) :
___ -> Très faible culture scientifique (mal enseignée, pas considérée comme faisant partie de la culture) ;
___-> Aucune sensibilité naturaliste (la nature ne fait pas partie de notre patrimoine, comme une cathédrale) ;
___-> Sélection des élites sur le modèle ingénieur (monodisciplinarité, formalisation de l'esprit, création de solutions techniques lourdes) ;
___-> Philosophie cartésienne (fétichisme de la preuve absolue) ;
___-> Histoire paysanne malgré la plus grande façade maritime d'Europe (nature considérée comme un ennemi à jardiner, objectif atteint dès le 14e siècle) ;
___-> Culture judéo-chrétienne (la nature doit se plier, il faut souffrir pour mourir et ainsi laver nos péchés) ;
___-> Mythologie ouvrière (la nature doit fournir à l'industrie, les risques du métier ne valent rien par rapport à l'emploi).
- Conséquences :___-> la nature n'existe pas dans notre imaginaire collectif, elle n'est pas considérée comme un patrimoine ayant une valeur intrinsèque, et le peu que nous en savons, et que nous croyons connaître, est totalement fantasmé (syndrome Ushuaia) ;
___-> Nous sommes réfractaires au discours scientifique que nous ne comprenons pas ;
___-> Le discours environnemental, auquel nous sommes insensibles, a donc été emprisonné dans un carcan naturaliste par des catastrophistes, qui ont joué sur l'autoflagellation judéo-chrétienne (nous avons péché, nous allons mourir, et ce serai bien fait) ;
___-> Par réaction, un discours scientiste s'est récemment développé, auquel beaucoup sont devenus insensibles (la Science - dont on parle comme d'une religion - nous sauvera si nous acceptons de nous plier à ses signes - les découvertes techniologiques avancées) ;
___-> En France, on est collabo ou résistant, cela n'a pas changé...
___-> Qui plus est, nous avons une fascination pour le pouvoir qui nous fait nous reposer entièrement sur les scientifiques médiatiques, nouveaux oracles, et l'Eat, qui a réponse à tout.
___-> Cette fascination pour le pouvoir est compensée par une dénonciation du même pouvoir : complot, vilains industriels, etc."
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