Enfin une tite française ^^:
Première source: ici:
Hélène Jégado :La légendaire empoisonneuse bretonne. Devenu un mythe, une légende, des chants. Hélène Jégado est née en 1805 à Kerhordevin en Plouhinec, près de Lorient (Bretagne).
Orpheline,
elle est d’abord recueillie par un curé, qui la place très jeune comme
domestique . Son premier amour meurt rapidement dans un accident de
voiture .
En 1833, elle est engagée par le vicaire de Guern. 7
Personnes trouvent la mort, ont accuse le mauvais sort. Elle part et
travail à ; Bubry, à Auray, à Locminé, Pontivy, Hennebont, Lorient.
Le
mauvais sort la suit, la suit tellement que plus d’une quarantaines de
personnes meurt. De tout âges, de tout sexe, Emile Jouanno 14 ans,
Marie Berger 2 ans, Albert Rabot 9 ans, Joseph Oranne 5 ans.
En
1841, elle arrive a Renne. Elle est engagée à l’hôtel du Bout du Monde,
place Saint Michel. Réprimandée à cause de sa saleté et de son goût
pour la boisson, elle essaye donc d’empoisonner sa chère patron, faute
d’arriver à le tuer, elle se rabat sur la femme de chambre, qui en
décède.
En 1850, Hélène Jégado entre au service de Mr
Bidaddelarbe, avocat et professeur de droit. Rose Tessier, sa femme de
chambre meurt peut après. Françoise Huriaux qui la remplace est elle,
obligé de retourner chez sa mère faute de maladie soudaine. Rosalie
Sarrazin qui succède, la nouvelle remplaçante, décède peut après son
arrivé. Hélène est démasquée, grâce a ses trois dernière victimes, l’autopsie révèle que les vicaires a une forte teneur en arsenic.
Elle sera aussi suspectée de plus de 45 autres meurtres mais elle ne sera inquiétée par le manque de preuves.
Son procès s’ouvre fin 1851, elle n’avoue rien, son avocat plaide la folie.
Elle est déclarée coupable et condamné a mort, sa grâce est rejeté,
elle doit passer sous la guillotine. Alors que Hélène Jégado monte a la
guillotine, elle avoue tout, elle déclare que ses crimes étaient plus
nombreux que ceux découvert et quelle avait formé une autre femme, au
secret de l’arsenic.
C’est la même année, 1851, que la tête, de la
Jégado roula dans le panier du bourreau, mais ses actes sont toujours
chantés en Bretagne.
Seconde source:
Le FigaroGuillotinée à Rennes en 1852, cette Bretonne aurait empoisonné une
quarantaine de personnes, hommes, femmes et enfants confondus.Hélène Jégado est à l'arsenic ce que la Callas fut à l'opéra. Passée à la postérité sous le sobriquet de l'
« empoisonneuse bretonne »,
il est attribué à cette femme une quarantaine de victimes au bas mot.
Elle est l'une des rares tueuses en série françaises et il est peu de
dire qu'elle surclasse de beaucoup la plupart des criminels mâles plus
connus qu'elle de nos jours.
Le siècle de Victor Hugo avait trois ans quand la petite Hélène naquit
à Plouhinec (Morbihan). Très vite orpheline, elle trouve refuge auprès
de l'abbé Le Drogo, à Pontivy. 1833 : hécatombe au presbytère. Le père
de l'abbé succombe le premier, suivi de sa femme, de la nièce de
l'homme d'Église (âgée de 7 ans), de deux journalières nourries sur
place, de l'abbé lui-même et d'Anna, la propre soeur d'Hélène - cette
dernière échappe à la série. Sept d'un coup, en quelque sorte, comme
dans le conte du petit tailleur. Les symptômes, toujours, sont les
mêmes : vomissements, atroces douleurs abdominales, sueurs froides. Les
médecins accusent l'épidémie de choléra qui serait venue de Paris.
Erreur : c'est la peste Jégado qui vient de s'abattre sur la
Basse-Bretagne.
Un nouveau curé remplace feu le père Le Drogo, qui garde à son service
la cuisinière miraculée. Bilan : trois morts de plus. D'Auray à
Locminé, d'Hennebont à Lorient, Hélène Jégado entame alors, au gré de
ses places, un périple parsemé de cadavres, qui la conduit finalement à
Rennes, au domicile d'un avocat et professeur de droit, futur maire de
la ville. Le 1
er juillet 1851, elle est arrêtée. Cette fois, la mortalité exponentielle au sein de la domesticité de M
e Théophile Bidard de la Noë n'est pas mise au compte d'une maladie infectieuse.
La nouvelle de l'interpellation s'étant répandue, de nombreux témoins se remémorent des
« décès
si nombreux et extraordinaires qui avaient, pour ainsi dire, marqué son
passage dans la plupart des maisons où elle avait séjourné », résume la procédure judiciaire. Le juge Hippolyte Vanier reconstitue, à rebours, l'itinéraire vénéneux de
« la fille Jégado ». Le
magistrat est consciencieux. Avec l'appui du procureur général Guillou
du Bodan, il sollicite les policiers, procureurs et juges de paix de la
région. Lesquels adressent à Rennes le fruit de leurs investigations.
Le 27 juillet 1851, l'inculpée est interrogée. L'un des traits
marquants de la Jégado réside dans son admirable entêtement à nier.
Ainsi, lorsqu'elle est questionnée sur le destin tragiquement précipité
de Rosalie Sarrazin, l'une des bonnes de M
e Bidard de la Noë, la Jégado réplique :
« Les
médecins diront ce qu'ils voudront, mais ce n'est pas moi qui l'ai
empoisonnée. Je soutiendrai jusqu'à ma mort que je n'ai rien mis dans
les petits pois ni dans autre chose pour faire mal à Rosalie. » Le 2 juillet, pourtant, la malheureuse avait été autopsiée. Le corps était enveloppé dans un drap de lit, d'où émergeait
« la tête recouverte d'un bonnet de nuit attaché sous le menton ». Les viscères regorgeaient d'arsenic.
Une époque où l'aveu est au coeur du processus judiciaireOn exhume d'autres victimes supposées de la cuisinière infernale : la
même substance, en grande quantité, est mise au jour. Mais chez le
juge, Hélène Jégado persiste. Le 27 septembre, M
e Vanier la presse :
« Avouez donc enfin que c'est vous qui avez empoisonné ces trois jeunes filles ! » Le greffier consigne alors la scène suivante :
« L'inculpée, se levant, répond avec une incroyable énergie : « Cela
ne fait rien qu'on ait retrouvé de l'arsenic (...) Qu'est-ce que cela
me fait, ce que disent les médecins ? Je répéterai toujours que je suis
innocente. Vous m'amèneriez deux mille personnes que je le soutiendrais
toujours. Vous me direz ce que vous voudrez : vous ne me ferez pas peur
et je ne changerai pas de couleur pour cela. Je défie qu'on trouve un
témoin qui m'ait vue. »
Telles sont les expressions que l'inculpée
répète le plus souvent, au milieu d'un flux de paroles qu'il nous est
impossible de reproduire textuellement. »Hélène Jégado, si l'on ose dire, empoisonne le juge, à une époque où
l'aveu, plus encore qu'aujourd'hui, est au coeur du processus
judiciaire. Cette paysanne aux traits grossiers, notoirement portée sur
la gnôle et empestant le tabac, nie donc, méthodiquement, en dépit des
témoignages qui s'accumulent contre elle. Écoutons François Choplin
rapporter une confidence de la veuve Fleury :
« Je ne sais ce que fait cette fille, mais presque toutes les fois qu'elle m'apprête à manger j'ai des coliques. » Ou encore Julie Carrère, marchande d'horlogerie :
« Je
m'aperçus bientôt qu'elle était d'un caractère insupportable,
capricieuse au dernier point. Mais ce qui acheva de me dégoûter d'elle,
c'est qu'elle ne pouvait pas souffrir les enfants. » À propos d'enfants, voici le cas du petit Ozanne, 5 ans, mort dans les bras de son père à l'issue d'une terrible agonie -
« Ah, c'est le croup ! »(1), martelaient les médecins, toujours perspicaces, qui avaient
couvert de sangsues la gorge du pauvret sans voir qu'il était rongé par
l'arsenic.
Il y eut aussi Perrote Macé, femme de chambre à l'Hôtel du Bout du
Monde, jolie comme un coeur, jouissant d'une santé florissante,
transfigurée par l'arrivée de la Jégado aux fourneaux. Son docteur :
« Elle
était très rouge. Elle se plaignait d'une vive douleur à l'estomac et
de vomissements continuels, accompagnés de mal de gorge, de
crachotements, d'une salivation très abondante. » Le praticien, fine mouche :
« J'eus bien quelques soupçons d'un commencement de grossesse, mais je m'étais trompé... » Trop tard : Perrote n'est plus. La Jégado, pendant qu'elle dépérissait, courait les rues de Rennes en pleurnichant :
« Cette petite est bien malade. Elle n'en reviendra jamais. »Le procès s'ouvre le 6 décembre 1851, en présence d'une foule
considérable. Hélène Jégado apparaît amorphe, sa coiffe rabattue sur
les yeux. Elle répond de dix-sept chefs d'accusation, dont dix
concernent des vols dérisoires - un litre de vin par ci, une bouteille
d'eau-de-vie par là, un parapluie, quelques mouchoirs... - et sept
empoisonnements. Les innombrables faits qui pourraient valoir des
poursuites sont prescrits, n'ayant été découverts qu'à la lumière des
crimes les plus récents.
L'avocat de la Jégado, Magloire Dorange, 24 ans, précurseur lointain de M
e Vergès, inaugure la défense de rupture, s'en prenant vivement à Napoléon III et à son coup d'État du 2 décembre, cette
« honteuse révolution que l'ex-président de la République tente de faire subir à la patrie ».
Il fait citer, parmi ses témoins, François-Vincent Raspail, emprisonné
depuis 1849, et entend faire renvoyer le procès au motif que le
chimiste n'est pas présent. Bref, M
e Dorange sème le bazar (2).
Les débats tournent vite en défaveur de la défense. La cuirasse de
l'accusation, toutefois, présente un défaut : l'absence de mobile
rationnel. L'époque n'est pas à la psychologie. Il y a pourtant
nécessairement une part de folie chez cette Bretonne qui assassine
indifféremment des hommes - dont des prêtres -, des femmes, des
enfants. Et peut-être aussi une forme de jalousie maladive à l'encontre
des nantis, des innocents, des jolies femmes, des domestiques plus
consciencieux qu'elle. Ce détail n'arrête pas l'avocat général du
Bodan, qui charge furieusement une
« nature foncièrement perverse », les
« emportements et les ruses ». Selon lui,
« elle fut de bonne heure méchante, ingrate, habile, dissimulée, voleuse ».Aux portes du palais, l'ambiance est au lynchageAprès lui, M
e Dorange plaide la folie. Sa cliente réfute la moindre charge ? Pas lui :
« Nous avons la franchise d'admettre le vol et le poison, partout où la main d'Hélène a commis le vol et versé l'arsenic, lance-t-il.
Mais la fille Jégado est-elle responsable devant les hommes ? » « Il y a phénomène, mystère »,
soutient l'avocat dans un discours incandescent qui pointe la faiblesse
des mobiles avancés par le ministère public. Et de mettre en avant
« la perturbation morale, le trouble du cerveau et, partant, l'irresponsabilité » de celle qui
« constitue une erreur de la nature ou, plutôt, un fléau de Dieu ». Aux jurés :
« Laissez faire Dieu. Je vous supplie de lui accorder au moins les circonstances atténuantes. Grâce pour son âme ! » Ce sera la peine de mort, après une heure quinze de délibéré pour la forme. La condamnée crie à la cour :
« J'aime
mieux périr innocente que coupable. Je suis la victime de faux témoins
et de mauvaises langues. Le bon Dieu est juste : ceux qui m'ont fait
condamner se repentiront dans l'autre monde où ils se retrouveront avec
moi. Il verra alors, M. Bidard... »Aux portes du palais, l'ambiance est au lynchage. L'exécution a lieu le
26 février 1852, la Cour de cassation ayant rejeté le pourvoi. La
troupe prend position dans Rennes, pour éviter tout débordement. Peu
avant de monter à l'échafaud, la Jégado aurait avoué tous ses crimes à
l'abbé Tiercelin. L'aumônier en atteste (3). Tout est bien qui finit
bien : la criminelle expie son crime, les jurés qui l'ont envoyée à la
guillotine peuvent dormir tranquille. En enfer, l'arsenic n'a jamais
tué personne.
(1) Terme de l'époque pour une forme de diphtérie. (2) La Jégado,
l'empoisonneuse bretonne, Peter Meazey, Astoure édition. (3) Hélène
Jégado, l'empoisonneuse bretonne, Pierre Bouchardon, éditions Albin
Michel.
Demain, Edmond Couty de la Pommerais, médecin homéopathe et empoisonneur à la digitaline.
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Alice au bout des rêves, quand fait suinter l'aiguille, pour un tour aux Merveilles
La folie derrière les murs
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" À la place d'un seigneur des ténèbres vous aurez une reine ! Non pas ténébreuse mais aussi belle et terrible que l'aurore ! Aussi traîtresse que la mer ! Plus forte que les fondements de la terre ! Alors tous m'aimerons et désespéreront ! "
Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle...